Note sur Les Chants de Maldoror de Lautréamont.

Sans l'interview d'Éric Basso sur weirdfictionreview.com — “When I was nineteen, I discovered modern French poetry and, later that year, Rimbaud, Baudelaire and Lautréamont. This was a revelation. I was never the same again. These poets, with a few others, laid the groundwork for the modern tradition in literature” —, je n'aurais toujours pas connaissance (!) et n'aurais toujours pas lu et apprécié Les Chants de Maldoror du Comte de Lautréamont (1846-1870) ; et ce malgré cinq années passées à l'université de Lettres ! Il ne s'agit pas à proprement parler de poésie, mais d'une suite de réflexions et d'anecdotes déviantes, macabres, horrifiques. Et, disons-le tout court, j'y ai lu les plus belles pages d'horreur de la littérature française. Maldoror y provoque et y raille Dieu, y raconte son accouplement avec une requine, ses agressions d'enfants (“On doit laisser pousser ses ongles pendant quinze jours. Oh ! Comme il est doux d’arracher brutalement de son lit un enfant qui n’a rien encore sur la lèvre supérieure...”), etc. Cette œuvre, découverte sur les conseils d'un américain (!), vient rejoindre Dracula, les contes de Poe, Le Mythe de Cthulhu, Lolita, La Lumière des morts, les nouvelles de Kelly Link... bref, Les Chants de Maldoror vient rejoindre la liste de mes œuvres littéraires favorites. [Toutes les notes littéraires]

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire