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Note sur Chair et tendre d'Amelith Deslandes.

Chair et Tendre (2009, Éditions La Madolière) présente douze nouvelles écrites dans un style limpide, parfois enrichi d'un vocabulaire précieux. L'ensemble évoque parfois Clive Barker et, plus souvent, Mélanie Fazi. Suivant mon avis, les meilleurs nouvelles sont “Chair et Tendre”, “Chroniques des égarés”, “La maison tranchoir” (malgré beaucoup d'improbabilité) et “L'éternelle demeure” (d'une horreur digne d'un tableau de Chris Mars). La pire nouvelle est “Chemin de croix”. Les nouvelles restantes, acceptables, sont “Mutilations mondaines” (la chute, déjà vue cent fois, gâche un argument prometteur), “Maudit soit le jour”, “Une dernière nuit à Venise”, “Ce que femme veut…”, “Les échos clandestins” et “Les nuits captives”. Enfin, le texte le plus convaincant est sans nul doute “La venelle fantôme”. Stylistiquement harmonieux, Chair et Tendre est un recueil traversé par une poignée de thèmes horrifiques forts. On reprochera peut-être l'emploi répété des mêmes formes narratives, ainsi que — c'est souvent le cas — une absence véritable d'originalité, justement, dans la narration et les thèmes. Conclusion : un recueil à lire et valant largement ceux d'auteurs publiés dans des maisons autrement plus visibles que La Madolière. [Toutes les notes littéraires]