Note sur La Tour d'amour de Rachilde



Huis clos, phare, nécrophilie. On ne peut pas mieux et succinctement résumer La Tour d’amour. Considéré comme le chef-d’œuvre de Rachilde (1860-1953), il paraît en 1899 au Mercure de France. Il s’agit d’un très court roman d’ambiance. (Roman salé d’abord, huileux ensuite, carné enfin.) Fraîchement engagé sur le colosse phare d’Ar-Men, Jean Maleux nous raconte Mathurin Barnabas, un vieux gardien pour le moins taciturne et chauve le jour, chantant comme une femme et chevelu la nuit. Bientôt des navires sombrent et des cadavres s’échouent sur les rocs. Rien de vraiment sanglant ou gore ne se passe (à deux ou trois exceptions près). Tout est axé sur le mystère et l’étrange. L’amour n’est pas absent à la fin. Style époustouflant, ambiance inoubliable, La Tour d’amour est le plus beau roman décadent que j’ai pu lire à ce jour.

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