Note sur Jack l'Éventreur, les morts aux éditions Les moutons électriques.

Début d'un cycle de lectures consacrées au tueur de Whitechapel avec le volume XXVI de l'excellente collection “La bibliothèque rouge”. Le principe de cette dernière est de “dresser la biographie d'une grande figure populaire mythique”. Le volume consacré à Sherlock Holmes est par exemple une bible holmésienne de plus de 500 pages. Qu'en est-il de Jack l'Éventreur, les morts ? Première déception : l'épaisseur, à peine 350 pages, peu pour un sujet aussi monumental. Seconde déception : le tout aussi monumental nombre de coquilles (“détecvtives” p.7, “publicatiuons” p.24, “eprversion” p.69, “auytres” p.76, “seblant” p.79, “ou es vêtements” p.85, “apssage” p.101, “telels” p.155, “avaiat” p.158 — liste non exhaustive). Cependant la lecture est facilitée par la qualité de la langue. Une langue claire, élégante et universitaire comme il faut. Autre qualité, la richesse des références littéraires et historiques. Sont aussi bien cités/évoqués Jean Ray que Cesare Lombroso, Charles Dickens que Stéphane Bourgoin, Hippolyte Taine qu'Alan Moore. Le tout forme un délicieux mélange entre fiction et réalité. Par ailleurs, on notera que Jack n'est pas la figure centrale de l'ouvrage, laquelle est plutôt le Londres du dix-neuvième siècle. Au final, que penser : une couverture 5 étoiles, une langue élégante et un argument prometteur (et tenant ses promesses) peuvent-ils rattraper les innombrables coquilles et, disons-le, le caractère quelque peu wikipédiesque des informations ripperologiques ? Oui. À condition d'adhérer au jeu fictionnel et d'être un lecteur enthousiaste de Desnos ou de Doyle. Ce que nous sommes. Évidemment. [Toutes les notes sur Jack l'Éventreur]

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