Note sur L'Accumulation primitive de la noirceur de Bruce Bégout.

C'est en lisant l'excellent blog de Claro que j'ai découvert L'Accumulation primitive de la noirceur, un recueil de nouvelles de Bruce Bégout sorti aux éditions Allia. Dans son article, Claro écrit “Pensez Borgès, Kafka, Villiers de l'Isle-Adam”. Pour ma part, je rangerais L'Accumulation primitive de la noirceur entre les très recommandables et contemporains recueils : L'Apocalypse des homards de Jean-Marc Agrati, Yama Loka Terminus de Léo Henry & Jacques Mucchielli et, dans une moindre mesure, Une collection très particulière de Bernard Quiriny. Plus en amont sur la même étagère, pourrait se trouver Le Passe-muraille de Marcel Aymé. Signalons aussi qu'une note de bas de page désigne Jeff Noon et son Pixel Juice comme une source d'inspiration. Cela dit, L'Accumulation primitive de la noirceur est au moins autant, si ce n'est plus, recommandable que les recueils susmentionnés. On ne sait pas comment Bégout emporte l'adhésion, car pour ainsi dire aucune de ses nouvelles ne se termine de manière satisfaisante ; chaque fin laisse septique ; mais un retour sur ce qu'on vient de lire suffit à faire oublier cette légère fausse note. La principale particularité de Bégout me semble être son mode narratif toujours étrange, dans la mesure où il ne se focalise pas, ou peu, sur un début, un milieu et une fin, mais plutôt sur l'état d'esprit d'un protagoniste, sur sa façon d'appréhender l'environnement social et urbain. On ne sait jamais vraiment où cela nous mène et souvent cela ne mène nulle part, sans que ce soit une déception, au contraire. Je relirai assurément L'Accumulation primitive de la noirceur un jour. [Toutes les notes littéraires]

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