Note sur La Famille royale de William T. Vollmann.

La Famille royale (2000 pour l'édition originale) (2004 pour la traduction de Claro) est ce que l'on appellerait volontiers un Livre-Bible ; un livre épais de 1300 pages et farci de personnages et de destins divers. 400 pages suffisent pour dire de Vollmann (son auteur) qu'il est un stylicien compétent, ainsi qu'un narrateur hors-pair et d'une grande originalité. Car Vollmann, bien qu'il nous livre ici un récit dans les formes, use parcimonieusement du “je” — ce qui à proprement parler en fait le narrateur de l'histoire. Tout l’intérêt se situe là, dans le “je” vollmannien donc. Au dehors, l'histoire et les personnages — un privé à la recherche de la Reine des prostituées — sont fantoches, voire même ne tiennent pas la route, n'intéressent pas, ennuient, et ce malgré l'argument prometteur. Pour être un roman parfait, [pour être un roman de la stature d'un roman de Victor Hugo,] La Famille royale aurait dû se concentrer davantage sur le scénario, aurait dû s'intéresser davantage au lecteur. L'écriture, l'ambition narrative, elles, sont parfaites. Absolument parfaite. [Toutes les notes littéraires]

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